Le gouvernement repasse à l’attaque :
défendons le 1er mai chômé !
Le gouvernement et le patronat veulent nous faire travailler le 1er mai. Alors qu’une première proposition de loi a été mise en échec grâce à la mobilisation, le gouvernement revient à l’offensive en prenant l’initiative de déposer un projet de loi. Nous ne laisserons pas faire !
Le 1er mai est le seul jour chômé du calendrier : c’est le seul jour férié où on ne travaille pas MAIS qui est obligatoirement payé par l’employeur.
Le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres. C’est une date internationale qui commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, marquées notamment par des événements tragiques, comme la fusillade de Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus d’un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives.
Les partisans du projet de loi prétendent que la loi serait en faveur des petits commerces, c’est complètement faux ! Les petits commerces peuvent déjà ouvrir, à condition de ne pas faire travailler leurs salarié·es. Et les secteurs indispensables, comme les hôpitaux, travaillent bien sûr le 1er mai. La loi profitera donc aux grands groupes (chaînes de fleuristes, grande distribution…).
Ce serait sur la base du volontariat : l’exemple du travail du dimanche nous montre que le volontariat est très théorique. Il n’est pas toujours facile de dire non à son patron, notamment dans les petites entreprises. Et les dérogations ont tendance à s’étendre et à devenir la règle.
Ce serait payé double : non. On travaillerait un jour de plus qui serait payé, mais pas double.
L’urgence n’est pas de nous faire travailler plus mais de nous payer mieux. Depuis 2000, le coût de la vie a augmenté de 52 %. Avec l’inflation, tout augmente sauf nos salaires. Pourtant les bénéfices des grandes entreprises explosent. L’augmentation des salaires, voilà l’urgence.
Mobilisons-nous le 16 juin pour défendre le 1er mai !
À Paris, rassemblement à partir de 13h30 devant le Sénat.