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Solidaires Paris - 75

Restriction des libertés publiques une semaine après les attentats qui ont eu lieu à Paris et Saint-Denis

Communiqué Solidaires Paris

Une semaine après les attentats qui ont eu lieu à Paris et Saint-Denis durant la nuit du vendredi 13 au samedi 14 novembre, nous sommes encore bouleversé-e-s par ces actes odieux et insupportables. Nos pensées vont tout d’abord aux victimes et à leurs proches, auxquels nous témoignons toute notre solidarité.

Cette émotion légitime ne doit cependant pas nous amener à délaisser la réflexion collective et à accepter sans réagir les conséquences politiques voire l’instrumentalisation de ces attaques.

À la suite de ces attentats, le Président de la République et le gouvernement ont en effet décidé de lancer une mobilisation nationale et de restreindre les libertés sous prétexte d’assurer la sécurité de la population.

Cette restriction des libertés publiques se traduit par des mesures sécuritaires mises en œuvre dans le cadre de l’état d’urgence dont la prorogation vient d’être votée en première lecture par l’Assemblée.

Dans la zone de défense de Paris, cela se traduit également par un arrêté pris par la Préfecture de Police pour maintenir l’interdiction des manifestations sur la voie publique jusqu’au dimanche 22 novembre à minuit. Cette interdiction de manifester sonne comme une interdiction de revendiquer et paralyse toutes les mobilisations sociales : depuis le début de la semaine, l’interdiction de manifester a ainsi mené à l’annulation de la grève à l’APHP le 17 novembre, de la grève des Finances Publiques le 18 novembre et de la grève des travailleurs et travailleuses d’Air France le 19 novembre.

Ce week-end, la manifestation contre les violences faites aux femmes prévue le 21 novembre a dû être annulée et la manifestation de solidarité avec les migrants et migrantes du 22 novembre est interdite. Au-delà, les initiatives revendicatives prévues à l’occasion de la Cop21 le 29 novembre et le 12 décembre sont également interdites. Nous sommes choqué-e-s par ces interdictions qui ne frappent que le mouvement social alors que les centres commerciaux continuent d’accueillir des milliers de consommateurs chaque jour et que les événements sportifs sont maintenus.

L’Union départementale Solidaires Paris ainsi que les structures syndicales qui la composent sont parties prenantes de toutes ces mobilisations. En les interdisant, les pouvoirs publics étouffent nos revendications : à la colère suscitée par les attentats vient s’ajouter le sentiment de confiscation de notre liberté. Nous nous devons de continuer les luttes qui nous animent et nous dénonçons les interdictions qui frappent le mouvement social et le droit de revendiquer. Dès maintenant, nous demandons la levée immédiate de ces interdictions et affirmons que c’est au mouvement social lui-même de décider ses manifestations.

En frappant de manière violente et spectaculaire la population civile, les assassins de Daech tentent de nous opposer les un-e-s aux autres et de fracturer la société, nous résisterons en luttant toutes et tous ensemble.

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Article publié le 20 novembre 2015


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