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La Justice rejette les plaintes de la direction à l’encontre des deux pilotes d’Air France

Bulletin syndical du personnel navigant d’Air France Alter

Il est 18 heures, lundi 15 février 2016, quand la décision du Procureur de la République tombe : « classement sans suite cause infraction insuffisamment caractérisée ».
À l’issue d’une enquête qui aura mobilisé la PAF durant quatre mois, le parquet de Bobigny, peu enclin à la clémence (88,5% des plaintes déposées dans cette
juridiction ont donné lieu à des poursuites pénales en 2014), vient d’enterrer purement et simplement les plaintes déposées par la direction d’Air France à l’encontre de deux pilotes pour « Entrave au fonctionnement du CCE » dans le cadre des événements du 5 octobre dernier.

Cette décision vient confirmer ce que nous disons depuis toujours, à savoir que les faits reprochés à nos deux collègues pilotes sont dénués de
fondements juridiques et réglementaires et qu’en conséquence les procédures disciplinaires à leur encontre sont infondées et attentatoires à leur droit d’exercer librement leur travail. Elle met aussi en lumière l’aspect totalement irresponsable de la direction consistant à condamner et sanctionner sans preuve flagrante et avant même que la justice de la République ne passe. Ces abus de droit doivent cesser, ces faits du Prince d’un autre âge ne peuvent perdurer en démocratie et en aucun cas espérer fonder un avenir industriellement ambitieux pour notre entreprise.

Vendredi 19 février, ils seront entendus par le service DRH de l’entreprise dans le cadre de leur demande de recours gracieux conformément au Règlement Intérieur. À cette occasion, la direction d’Air France a le devoir de leur signifier l’annulation pure et simple des procédures diligentées de manière abusive à leur encontre, et ce depuis quatre mois.

Maintenir la sanction de second degré de quinze jours de mise à pied sans solde pour faute lourde ou ne serait-ce que décider d’une sanction plus faible ne serait en aucun cas une réponse acceptable. Une telle décision inique en
regard de la justice accréditerait un peu plus encore la thèse d’une tentative de management des pilotes, et plus largement des salariés, par la peur.
En tout état de cause, si la direction devait persister et signer dans sa volonté de faire des exemples en punissant aveuglément, la justice serait saisie par les intéressés avec le soutien d’ALTER.

Dans le même temps, et dans l’attente du résultat du procès en correctionnel devant se tenir le 27 mai prochain, elle se doit aussi d’annuler les procédures disciplinaires des collègues du sol, elle se doit de réintégrer nos quatre autres collègues licenciés. Cela ne serait que simple justice.
ALTER et toute la profession attendent désormais que la direction revienne sur ses erreurs, que tous ceux qui, dans la hiérarchie, ont initié et activement participé – pour certains au-delà même du raisonnable ! - à ces procédures disciplinaires iniques se remettent dorénavant en question et reconsidèrent leur rôle dans l’encadrement. C’est la condition indispensable pour que la confiance puisse espérer un jour revenir entre les pilotes et la direction d’Air
France.

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Article publié le 19 février 2016


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