Projet de budget 2014 : Les ménages en première ligne


Communiqué Solidaires
documents joints
2013 - 9 - 26 - Budget 2014.pdf
document PDF - 186.5 ko







La grande réforme fiscale n’est pas au rendez-vous



Les grandes lignes du budget 2014 sont connues : elles confirment les orientations déjà annoncées ces derniers jours : 15 milliards d’économies sur la dépense publique dont 6 milliards sur la sécurité sociale et 3 milliards dans les services publics.

Sur le plan fiscal :

 Certaines mesures visent à alléger l’impôt sur le revenu des contribuables faiblement imposés ou situés juste en deçà du seuil d’imposition. Tel est le cas du relèvement de la décote par exemple. L’indexation du barème de l’impôt sur le revenu est enfin actée : il s’agit d’un juste retour des choses.

 La baisse du plafonnement du quotient familial aura des conséquences négatives pour beaucoup de familles, pas seulement parmi les plus aisées.

 La hausse de la TVA mettra à contribution l’ensemble des ménages, et pénalisera particulièrement les plus modestes.

 La suppression de la demi-part dont bénéficient certains parents isolés est confirmée, ce qui provoquera des effets pervers en chaîne sur la taxe d’habitation…

 En matière de lutte contre la fraude (estimée à 60 à 80 milliards d’euros par an), annoncer 2 milliards de recettes nouvelles confirme la non-volonté de s’attaquer à ce fléau. La poursuite des suppressions d’emplois (2564 aux Finances) touchera les services, parmi lesquels ceux qui assurent le contrôle sur pièces ou la détection de la fraude. Cela confirme le refus de s’attaquer réellement à ce fléau !

Un budget toujours inscrit sous le sceau de l’austérité qui fait la part belle aux entreprises : hormis la tranche exceptionnelle à 50%, et la nouvelle taxe sur l’excédent brut d’exploitation, l’Etat annonce un abondement de 20 milliards pour le crédit d’impôt compétitivité sans y adjoindre de mesure de contrôle quant à son utilisation ! A cela, s’ajoutent les mesures en matière de fiscalité écologique, annoncées à la conférence environnementale, comme la contribution climat énergie prélevée sur la TIPP, qui ne remet pas en cause les exonérations dont bénéficient le secteur du transport (routier et taxi) et celui de l’agriculture et de la pêche. Le gouvernement a une fois de plus répondu aux inquiétudes du patronat au détriment des difficultés sociales et des effets environnementaux que de telles mesures vont développées.

Encore une fois, en faisant le choix des économies sur la dépense publique, qui fragilisent les services publics qui sont pourtant un élément fondamental de la cohésion sociale, le gouvernement donne un mauvais signe envers celles et ceux qui chaque jour ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

En refusant de s’attaquer à la question des ressources et en ne s’attaquant pas à la fraude fiscale qui gangrène notre équilibre budgétaire, le gouvernement confirme qu’il préfère protéger les riches et ainsi obéir aux orientations voulues par les directives européennes. Ce projet de budget confirme aux salarié-es, chômeurs-euses et précaires, que le seul menu qui leur est proposé c’est l’austérité !



rédaction en haut menu rapide