L’agenda
social
présenté
ce
jour
par
Madame
Lebranchu,
Ministre
de
la
Fonction
Publique
s’inscrit
dans
le
prolongement
de
la
grande
conférence
sociale
de
juillet
dernier.
S’il
est
indéniable
que
ces
deux
épisodes
marquent
un
pas
significatif
vers
une
rénovation
du
dialogue
social,
il
est
tout
aussi
indéniable
que
le
cadre
contraint
dans
lequel
ils
s’inscrivent
laisse
présager
des
lendemains
désenchantés
pour
les
agents
de
la
Fonction
publique.
Ces
agents,
attaqués
de
plein
fouet
lors
de
la
précédente
mandature,
pensaient,
à
juste
titre,
pouvoir
bénéficier
d’une
attention
plus
soutenue
de
la
part
du
gouvernement.
L’agenda
décline
toute
une
série
de
rencontres,
de
concertations
pouvant
déboucher
sur
des
négociations.
Pour
autant,
les
choix
politiques
en
matière
budgétaire
et
l’obéissance
aveugle
aux
injonctions
européennes
autour
du
pacte
de
croissance
handicapent
lourdement
les
perspectives
positives
pour
les
personnels.
Comme
Solidaires
le
craignait,
il
sera
bien
difficile
d’aborder
sereinement
la
question
de
la
refonte
des
grilles
et
des
régimes
indemnitaires
dans
la
mesure
où
les
marges
de
manoeuvre
gouvernementales
sont
proches
de
zéro
!
De
même,
en
matière
d’emplois
alors
que
le
chômage
explose,
les
choix
du
gouvernement
de
créer
65000
postes
sur
cinq
ans
à
l’éducation
nationale,
dans
la
gendarmerie,
la
police
et
à
la
justice,
vont
aggraver
de
façon
dramatique
la
situation
des
administrations
qui
ne
font
pas
parties
des
secteurs
prioritaires.
Solidaires
Fonction
Publique
dans
sa
déclaration
a
évoqué
sa
crainte
que
ces
rendez-vous
ne
débouchent
sur
rien
de
satisfaisant
pour
les
agents
de
la
Fonction
publique.
En
ne
voulant
pas
rompre
avec
le
système
économique
qui
détruit
lentement
mais
sûrement
le
lien
social,
en
France
comme
en
Europe,
le
gouvernement
donne
le
plus
mauvais
signe
qui
soit
aux
citoyens
et
aux
fonctionnaires.
S’appuyer
sans
broncher
sur
le
pacte
budgétaire
européen
s’est
affirmer
la
volonté
de
poursuivre
une
politique
d’austérité
sans
avenir
pour
les
peuples.
C’est,
de
fait,
tourner
le
dos
aux
attentes
légitimes
exprimées
par
une
majorité
de
françaises
et
de
français
en
mai
dernier.
Solidaires
Fonction
Publique
va
débattre,
avec
l’ensemble
des
agents
de
la
fonction
publique,
des
formes
d’actions
appropriées
à
mettre
en
place
pour
obtenir
satisfaction
sur
les
points
forts
de
divergences.









