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Conseil Economique, Social et Environnemental :
Solidaires vote contre la privatisation du transport ferroviaire régional de voyageurs



L’Union syndicale Solidaires, après examen avec la fédération SUD-Rail, émet un avis négatif sur le rapport présenté au CESE. L’objet même de celui-ci est de définir « les modalités que pourrait revêtir une ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional de voyageurs ». Or, cette « ouverture à la concurrence » - c’est-à-dire la privatisation de ce qui est actuellement assurée par l’entreprise publique SNCF – n’est nullement inéluctable, contrairement à tout ce que sous-entend ce rapport.


Les actuelles directives européennes n’imposent rien dans ce domaine, jusqu’en décembre 2019. D’ici là, nous considérons que la priorité est de s’opposer aux dérives libérales de l’Union européenne ; au contraire, le rapport propose de s’inscrire dans ce processus, d’en fixer le mode d’emploi et d’accélérer la mise en oeuvre ! Ce sont deux orientations fondamentalement différentes.


Le rapport suggère que la privatisation s’effectue sur de petits lots pour que le privé puisse s’implanter plus facilement, avec transfert de la propriété du matériel vers la Région pour que le privé n’ait pas à le fournir… C’est la vente à la découpe du transport ferroviaire de voyageurs qui s’organise, pour alimenter des intérêts privés !

Le rapport du CESE s’inscrit dans le prolongement des orientations fixées par le précédent gouvernement, en organisant des « expérimentations » de la privatisation du transport ferroviaire régional de voyageurs. L’urgence serait pourtant de tirer le bilan, désastreux pour la société, de la privatisation du transport ferroviaire de marchandises ; cela conduirait à mettre un terme à cette fuite en avant qui comprend aussi la privatisation du transport ferroviaire international de voyageurs.

Ce rapport incite la SNCF à multiplier les filiales et propose d’élargir encore le nombre de salarié-es hors-statut au sein de l’EPIC SNCF (du moins, ce qu’il en restera !).

Enfin, ce rapport passe sous silence la question essentielle de l’organisation du système ferroviaire : nous ne pouvons cautionner un texte qui n’émet pas d’avis sur l’indispensable réunification entre infrastructure et exploitation au sein de l’entreprise publique SNCF !

Dans ces conditions, tout ce qui concerne le « cadre social » ressemble à de l’habillage destiné à faire passer la pilule de la privatisation, encore une fois présentée comme non discutable, ce qui est un mensonge.

Le représentant de l’Union syndicale Solidaires vote contre ce rapport lors de la séance plénière du Conseil Economique, Social et Environnemental du 27 juin.



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