Coordination Française
Marche Mondiale des Femmes
Stop aux attaques contre le droit à l’avortement partout en Europe !
Maintien des droits des femmes en Turquie
Liberté pour Leyla Zena
RASSEMBLEMENT
le 18 juin à 18h30 à Paris
Près de l’ambassade Turquie, place de Bolivie, Paris 16ème
métro Passy ou Bir-Hakeim, RER C Avenue du Pdt Kennedy
En ces temps d’austérité économique, l’accès à l’avortement est en danger dans tous les pays d’Europe.
Tous les arguments sont mobilisés pour attaquer les droits des femmes : discours néo-libéral sur la santé
des femmes qui coûterait trop cher ; discours pro-vie des intégristes religieux ; discours raciste et
impérialiste justifiant la production d’enfants à tout prix.
- En France comme en Belgique, ce sont les centres IVG et les hôpitaux pratiquant l’avortement
qui ferment sous prétexte de gestion budgétaire de la crise ;
- En Galice, au Portugal ou en Suisse, la loi permettant l’accès à l’avortement pour toutes est
attaquée ;
- En Roumanie, le droit à l’avortement menace d’être adjoint d’une obligation de conseil
psychologique par des associations chrétiennes pour faire pression sur les femmes désirant avorter ;
- En Pologne, en Irlande, le droit à l’avortement reste interdit sous couvert d’intégrisme religieux ;
Les forces conservatrices, néo-libérales, impérialistes et sexistes convergent pour limiter notre droit à
disposer de notre corps. L’accès à la santé reproductive, à l’avortement, à une autonomie financière
permettant de vivre dans la dignité et d’élever dignement nos enfants est de plus en plus difficile
En Turquie, le 1er ministre compare l’avortement à un massacre, un « Uludere », nom du village kurde
dont l’attaque aérienne a provoqué la mort de 34 civil-es. Pour pousser les femmes turques à faire des
enfants, il veut interdire l’avortement, ou le limiter à 4 semaines, ce qui équivaut à l’interdire. De même
pour les accouchements par cesarienne assimilés à une conspiration internationale contre la Turquie
pour limiter sa natalité. Pour garder un équilibre démographique favorable contre les kurdes, les femmes
turques devraient produire un maximum d’enfants servant une politique nationaliste et impérialiste. Le
corps de femmes serait une fois de plus la propriété des hommes et des nations comme lors des conflits
armés où les viols massifs des femmes servent à la colonisation des territoires.
Avec la restriction extrême du droit à l’avortement des femmes turques, le gouvernement entend
s’approprier le droit des femmes à disposer de leur propre corps.
Nous nous indignons de toutes ces attaques. Nous refusons de voir des femmes ne plus accéder aux
hopitaux à cause du chantage économique qui leur est fait (comme en Grèce, où on leur dit : « payez ou
on garde votre enfant »). Nous refusons de voir de nouveau mourir des femmes obligées de recourir aux
avortements clandestins. Nous revendiquons le droit pour les femmes, partout dans le monde, d’avoir le
contrôle de leur corps, de pouvoir accéder à une contraception de qualité et de leur choix, de pouvoir
avorter, de pouvoir porter et élever leurs enfants dans des conditions dignes si elles le souhaitent.
En soutien à l’appel de : Association culturelle des Travailleurs Immigrés Turcs, Union des Femmes socialistes,
CADAC, Collectif Région Parisienne Droits des Femmes.
Pour la libération de Leyla Zana,
militante kurde emprisonnée pour 10 ans
En turquie, le 24 mai 2012,tribunal de Diyarbir, ville du sud Anatolien, a condamné Leyla Zana pour
avoir : « violé neuf fois le Code pénal et la loi anti-terrorisme en exprimant dans des discours son
soutien au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK interdit) et à son chef emprisonné Abdullah
Ocalan. »
Leyla Zana, députée Turque, avait déjà subi une condamnation en 1994 de 15 ans de prison, ramenée à
10 ans suite à la mobilisation internationale.
Nous dénonçons encore une fois l’acharnement des autorités turques contre les femmes militantes
kurdes.
Nous rappelons que nous avions organisé notre dernière rencontre européenne de la Marche Mondiale
des Femmes à Istanbul et démontré notre solidarité avec les femmes Turques et Kurdes qui se battent
pour la liberté d’expression, de conscience, et pour toutes les libertés fondamentales.
Nous demandons au Parlement Turque d’oeuvrer pour une véritable liberté d’opinion et, au Parlement
Européen et au gouvernement français, d’intervenir pour lever la condamnation de Madame Layla Zana.
D’après le communiqué de la MMF 13-PACA
Coordination Française Marche Mondiale des Femmes, 25/27 rue des Envierges, 75020 Paris ;
Tel : 0144621204 ou 06 80 63 95 25, mail : marchfem@rezisti.org ; site : http.www.mmf-France








