Le Comité national de l’Union syndicale Solidaires rassemble les fédérations, les syndicats nationaux et les Solidaires départementaux. Les
1er et 2 février, l’instance nationale Solidaires a validé l’appel à construire une manifestation nationale interprofessionnelle pour l’emploi, le
samedi 24 mars à Paris. Nous prenons l’initiative et engageons les moyens militants Solidaires pour sa réussite, mais nous ne sommes pas
propriétaires de cette manifestation : nous la réussirons avec des équipes militantes d’autres syndicats, avec les associations de chômeurs/ses,
avec les salarié-es en lutte dans diverses entreprises, etc. Elections présidentielles ou pas, … pour l’emploi et contre les licenciements et
suppressions de postes, il y a urgence et c’est par les luttes sociales que nous gagnerons !
Plus de 5 millions de chômeurs et chômeuses, plus de 8
millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, … et
les « plans sociaux » s’accumulent, … et les suppressions
d’emplois publics se multiplient, … et le chômage partiel, le
temps partiel imposé, les emplois précaires sont présentés
comme les seules solutions, … et les discours politiques se
succèdent, laissant patrons et banquiers poursuivre la
destruction des emplois et de nos vies.
Ca suffit ! C’est ce que disent des millions de travailleurs/ses,
de chômeurs/ses, de retraité-es, de jeunes en formation. Ce
cri de révolte doit se transformer en espoir de faire
fondamentalement changer les choses. Prenons nos affaires
en mains !
Manifestation nationale à Paris le samedi 24 mars, pour le droit à l’emploi pour tous et toutes !
L’intersyndicale nationale est utile quand le front unitaire propose et organise des actions à la hauteur des enjeux, du rapport
de force nécessaires, des attaques patronales ; ce n’est pas le cas ces derniers mois, mais l’unité demeure nécessaire : la
manifestation du 24 mars n’est la propriété de personne, nous la construisons avec tous les collectifs syndicaux et les
salarié-es qui se reconnaissent dans l’exigence du droit à l’emploi, la lutte contre les licenciements et suppressions d’emplois.
Soyons offensifs, nous avons toute légitimité à défendre nos revendications, à refuser les suppressions d’emplois. Nous
ne sommes responsables ni de la crise qu’ils ont provoquée, ni de la dette qu’ils ont créée ! Depuis des années, les
gouvernements sont chargés de privatiser les profits et de socialiser les pertes. Et si on changeait la donne en faisant de la
satisfaction des besoins collectifs la priorité commune ?
Des dizaines de milliers d’emplois publics ont été supprimés ces dernières années ; c’est la cohésion sociale, le droit de
tous et toutes à la santé, à l’éducation, à la sécurité, au transport, etc., qui sont ainsi attaqués. Les emplois publics sont utiles,
(re)créons-les !
Nous devons imposer des droits nouveaux : droit de véto dans les CE, extension de l’obligation de création de CE aux
entreprises de moins de 50 salarié-es, un statut du salarié - applicable à tous et toutes et financé par un fonds patronal
mutualisé - pour garantir le maintien du salaire entre deux emplois et les formations de reconversion. Surtout, il faut une
répartition différente des richesses que nous produisons : assez de la confiscation par une minorité de ce que produit
l’immense majorité … qu’on rejette vers la précarité, le chômage, l’exclusion, au gré des besoins patronaux !
Ensemble, nous réaffirmons le droit à l’emploi pour tous et toutes. C’est une nécessité économique, sociale, et aussi pour
améliorer les conditions de travail, la vie au travail, de chacun-e. Nous refusons le chantage patronal et gouvernemental qui
incite à baisser les salaires en échange d’emplois … qui seront ensuite supprimés comme de nombreux exemples l’ont déjà
montré !
A travers les licenciements, le chômage complet ou partiel, les « plans sociaux », le temps partiel imposé, … les patrons
imposent une réduction du temps de travail à des millions de salarié-es, mais en leur faisant payer ! La solution est la
réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaire, sans perte de salaire. De l’argent, il y en a ! Faisons en sorte qu’il serve
à celles et ceux qui produisent, et non aux patrons, banquiers et actionnaires !









