Depuis près d’un an, les professionnels de la culture se mobilisent contre une réforme de leur régime spécifique d’assurance chômage qui constitue une régression sans précédent pour les droits des personnes concernées et met en péril un secteur culturel déjà largement fragilisé.
Depuis plusieurs mois, les chômeurs se mobilisent pour le rétablissement de leurs droits et refusent de payer au prix fort les choix antisociaux imposés par le gouvernement et le patronat avec le soutien d’un certain nombre de syndicats.
Ces deux réformes s’inscrivent pleinement dans une offensive généralisée de remise en cause des acquis sociaux, de précarisation accrue du salariat, de destruction des structures de solidarité sociale... .
Désavoué par les mobilisations et par les urnes, le gouvernement a dû faire quelques concessions ; pour autant, il n’entend pas changer sur le fond ses orientations et il compte poursuivre sa politique libérale.
Les premières victoires, même incomplètes, des personnels de la Recherche et des « recalculés » témoignent qu’il est possible d’enrayer les contre-réformes actuelles.
C’est dans ce contexte que des structures représentatives des intermittents ont proposé une convergence des luttes entre professionnels de la culture, chômeurs, précaires et salariés à l’occasion du prochain festival de Cannes (12 au 23 mai).
Des structures de l’Union syndicale G10 Solidaires, au niveau national comme local, sont directement engagées dans l’élaboration de certaines des initiatives prévues dans ce cadre (débats, forums, manifestations...).
Nous appelons l’ensemble des forces sociales à s’associer à cette démarche unitaire et à se joindre à la préparation de cette mobilisation.
Il s’agit en cette occasion de faire entendre la voix de celles et ceux qui se refusent à la fatalité que veut nous imposer l’idéologie libérale.
Ce combat concerne chaque salarié et chaque citoyen.






