Les plans d’austérité se suivent et se ressemblent !
> Septembre : taxe sur les complémentaires santé, baisse de l’intéressement
et de la participation, taxe alcool, tabac et boissons sucrées, hausse de la
CSG notamment pour les personnes en congé parental, hausse des prélèvements
sur les Plans d’épargne logement et contrats d’assurance-vie…
>Novembre : santé toujours plus chère, prestations sociales et aides au
logement ne suivant pas l’inflation, hausse de la TVA par exemple pour
l’entretien donc le loyer des HLM, pressions sur les collectivités locales
pour diminuer les services publics, recul de l’âge de la retraite, instauration
d’un jour de carence dans la Fonction publique…
Cette cure d’austérité augmente de 325€ par an les dépenses d’un Smicard,
tandis que les riches contribuent très peu et récupèrent 2 300 millions € de
baisse de l’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune.
Les richesses sont confisquées par un tout petit nombre !
Les inégalités augmentent, c’est le rapport officiel de l’Insee
pour 2009 qui le dit : près de la moitié de la population a
perdu du pouvoir d’achat, jusqu’à 1,1%, tandis que les 10% les
plus riches ont gagné 0,7%. Depuis 1998, les 1% les plus riches
ont bénéficié chaque année de +5,2% de revenus. Pas étonnant
que les yachts et résidences de luxe trouvent des acheteurs.
Cette inégalité des revenus s’est complétée d’une inégalité
de la politique fiscale : plus on est riche (individus et entreprises),
moins on paie, grâce aux cadeaux fiscaux. Ainsi en
France, un récent rapport parlementaire (l’UMP Carrez) chiffre
à 100 milliards d’euros en 2010 le coût des baisses d’impôts
consenties entre 2000 et 2010
Les richesses sont mal utilisées
Les riches sont tellement riches qu’ils ne savent plus comment
dépenser. Ils n’investissent plus dans les entreprises, qui
ferment et licencient, car le profit est moins important que
dans les marchés financiers et la pure spéculation.
Les richesses vont de moins en moins vers les salaires et de
plus en plus vers les profits depuis près de 30 ans, sous la
pression du chômage : les dividendes aux actionnaires ont été
multipliés par 2,7 depuis 1982, ce qui alimente la spéculation.
Tout cela par la volonté des marchés financiers
Ils font et défont les gouvernements, imposent l’austérité
dans toute l’Europe…
* qui réduit l’activité économique…
* ce qui va encore diminuer les recettes des États et
augmenter leur déficit et leur dette…
* ce qui va justifier de nouvelles mesures d’austérité…
Si nous laissons faire, nous allons droit à la récession
économique qui entrainera l’accroissement de la pauvreté
et une nouvelle aggravation des inégalités.
Ce n’est pas à nous de payer leur dette
Les marchés financiers ont obtenu des pouvoirs
publics, et des institutions financières internationales,
la libre circulation des capitaux et
l’absence de tout contrôle public sur leurs activités.
Mais quand la crise financière arrive, les
banques exigent des Etats, avec le chantage aux
faillites en cascades, de racheter leurs dettes.
Les dettes privées des banques sont devenues
une dette publique des États, qui se plaignent
maintenant de leur dette et s’en servent de prétexte
pour imposer l’austérité.
Face à cela, il y a nécessité d’une riposte unitaire interprofessionnelle !
Pour mettre un coup d’arrêt à ces politiques
d’austérité, il est nécessaire de construire un rapport
de forces par la mobilisation. Lors de la réunion
intersyndicale nationale du 18 novembre dernier,
Solidaires a insisté sur la responsabilité des
organisations syndicales pour organiser la riposte,
sur la nécessité de construire une stratégie d’action
unitaire qui aille au-delà du mois de décembre.
Nous avons signé le communiqué unitaire qui
appelait à faire du 13 décembre une première
journée de mobilisation se traduisant par des
rassemblements dans tout le pays, indiquait une
volonté commune de s’engager dans la durée et
de construire un rapport de force pour imposer
d’autres choix économiques et sociaux.
En ce sens, le communiqué commun actait
une nouvelle réunion de l’intersyndicale en
décembre pour « envisager de nouvelles initiatives
en janvier ».
Cette perspective a disparu du tract national intersyndical
d’appel aux actions du 13 décembre malgré
la demande de Solidaires. Les autres organisations
syndicales CGT, FSU, CFDT et UNSA, ont refusé
de reprendre la phrase du communiqué commun.
Solidaires n’a donc pas signé ce tract, considérant
qu’il était en retrait par rapport au communiqué
commun. Pour Solidaires, la journée du
13 décembre n’est qu’une étape qui doit,
au vu des attaques gouvernementales et
patronales, avoir des suites plus importantes.
Cette question doit être débattue avec
les salarié-es, dans les intersyndicales
locales et professionnelles. Solidaires
insistera sur cette proposition lors de la
réunion intersyndicale qui suivra le 13
décembre.
Conscient de l’importance de la riposte, Solidaires est partie prenante des rassemblements et manifestations prévus le 13 décembre avec la volonté de débattre et de préparer avec les salarié-es les suites à donner à cette journée.








