Communiqué Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires
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unirs 11 oct
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Le jeudi 6 octobre, les militants et les militantes de l’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS) étaient dans la rue dans les villes d’un grand nombre de départements. Il s’agissait de protester contre les difficultés de pouvoir d’achat que rencontrent de plus en plus de personnes âgées et de dénoncer le report sine die par le Premier ministre du dossier « Perte d’autonomie des personnes âgées ».

Ainsi, toutes les promesses du candidat Sarkozy en 2007, toutes ses annonces ensuite, toutes les réunions organisées particulièrement au premier semestre 2011, les rapports, les expertises, tout ceci est effacé pour ne pas déplaire aux marchés financiers.

Les personnes retraitées de l’UNIRS, fortes des expériences des luttes sociales passées, estiment qu’il est aujourd’hui indispensable de construire l’unité la plus large entre les victimes, très nombreuses, de la domination de la finance, des capitalistes financiers, et de celles et ceux qui se mettent à leur service.

L’UNIRS appelle donc les personnes retraitées à participer activement aux manifestations et aux initiatives unitaires qui pourront être organisées sur l’ensemble du territoire le mardi 11 octobre.

L’UNIRS constate avec regret que trop de directions syndicales se complaisent avec le désordre des choses actuel en se refusant toujours à favoriser l’expression du mécontentement profond d’une grande partie de la population.

Il n’est pas supportable de voir tous les jours la misère s’accroître, chez les jeunes, dans les familles, chez les précaires et les chômeurs, les handicapés, les retraités. Si il y a de plus en plus de travailleurs pauvres, c’est notamment parce qu’il y a des patrons de plus en plus riches, des dividendes de plus en plus élevés. Il n’est pas supportable que celles et ceux qui ont mis en place, depuis des années, par des dérèglementations et des législations ad hoc, la domination de la finance qui, aujourd’hui, fait la loi, se présentent désormais comme les pompiers de l’incendie qu’ils ont provoqué. Il n’est pas supportable que toute une classe largement corrompue vienne faire la morale aux pauvres, aux malades, aux chômeurs et aux chômeuses, qui « coûtent » à la société. Il n’est pas supportable que la justice et la police soient essentiellement utilisées à réprimer celles et ceux qui protestent contre ce désordre pendant que les spéculateurs, les corrupteurs et les corrompus, continuent de vivre dans l’opulence et l’impunité.

C’est bien un autre partage des richesses qu’il convient d’imposer, en France, en Europe, et dans le monde. C’est bien une véritable démocratie qu’il convient de construire, en mettant en place une législation et une réglementation qui redonnent aux peuples la souveraineté de leurs choix. Toutes les initiatives et actions unitaires qui tendent vers ces objectifs sont utiles et participent de l’inversion du rapport de force.



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