2 septembre 2010
Dans plus de 130 villes partout en France, les supposés invisibles et silencieux manifestent samedi 4 septembre
Le député Mariani, auteur du fameux amendement ADN, a évoqué, dans un entretien au Parisien mardi 3 août 2010, « la France invisible et silencieuse », prétendant évidemment… parler pour elle, et voulant justifier ainsi le renforcement du discours sécuritaire, les annonces d’une répression accrue contre les boucs émissaires habituels - les étrangers en général -, les boucs émissaires de circonstance du gouvernement - les Roms - et, tant qu’on y est, les Français naturalisés, à qui on pourrait plus facilement demain ôter leur nationalité.
S’ériger en porte-parole auto-désigné des « invisibles » et des « silencieux » permet de dénier le droit à la parole :
* à ceux qui plaident pour le respect des droits fondamentaux,
* à ceux qui protestent quand les libertés sont atteintes,
* à ceux qui proclament l’égalité des droits,
* à ceux que les projets de loi sur la sécurité (LOPSI-II), ou sur l’immigration (projet de loi Besson) inquiètent ou scandalisent. Il s’agit de faire croire que ceux-là sont des idéologues irréalistes, loin du « vrai » peuple et de ses préoccupations.
Invisibles et silencieux… Nombreux sont ceux qui ne veulent pas ou plus l’être !
Dans plus de 130 villes en France, et devant les ambassades de France en Europe, des rassemblements ou manifestations se préparent pour les 3 ou 4 septembre.
Deux pétitions ont recueilli à ce jour des dizaines de milliers de signatures :
L’appel citoyen « Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité » a été signé par plus de 50 000 personnes
Le texte « Nous sommes tous Français » proposé à la signature par Médiapart a, lui, 36 000 signataires.







