Le 23 mars, en grève et en manifestations,
nous exigerons une autre politique
pour la Fonction publique et ses services publics !
Alors que la crise économique a aggravé la situation de la plupart des salariés, du public et du privé,
le gouvernement de Nicolas Sarkozy intensifie sa politique, basée sur une idéologie libérale, de
destruction de la Fonction publique et de ses services publics.
Au moment où le service public devrait, plus que jamais, être l’élément fort de la cohésion sociale, les
équipes du Premier Ministre n’ont de cesse de mettre en place des réformes remettant en cause les valeurs
et les fondements ayant présidé à la construction de la Fonction publique : solidarité, intérêt général, égalité
d’accès pour tous, neutralité et impartialité des fonctionnaires.
Quel secteur de la Fonction publique n’est pas aujourd’hui touché par les suppressions de postes et de
missions, par les réorganisations ou fusions de structures, voire de ministères ? Aucun !
Les citoyens se plaignent d’un éloignement de leurs services publics et les agents publics subissent de plein
fouet ces bouleversements qui, non seulement, dégradent au quotidien leurs conditions de travail, mais ne
leur permettent plus de remplir leurs missions, en toute neutralité, sur l’ensemble du territoire.
L’emploi, le statut, les conditions de travail, les salaires sont déjà des motifs de colère des personnels des
trois versants de la Fonction publique (Etat, hospitalier et territorial). S’ajoute, aujourd’hui, une profonde
inquiétude sur le devenir des systèmes de retraite et de pension.
Ensemble, exigeons, l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois
et des situations de précarité !
supprimés dans la seule Fonction publique de
l’Etat, avec plus de 34.000 suppressions
programmées pour la seule année 2010.
D’autres le seront encore, dans la Fonction
publique territoriale mais aussi à l’hôpital public,
déjà asphyxié par le sous-effectif.
Dans certains ministères ce sont deux emplois sur
trois qui ne sont pas remplacés lors des départs en
retraite.
Aujourd’hui, plus que jamais, face à cette politique
créatrice de chômage et de précarité, il nous faut
fermement et massivement exiger :
* un moratoire sur les suppressions d’emplois
inscrites au budget 2010 ;
* la création des emplois nécessaires permettant
de donner aux services publics les moyens de
répondre aux besoins croissants de la population
sur l’ensemble du territoire ;
* la résorption de la précarité, dans la Fonction
publique ;
* la titularisation de tous les emplois précaires
existants dans les trois versants de la Fonction
publique.
Des conditions de vie au travail décentes !
Les milliers de suppressions d’emplois et les restructurations ou fusions faites à l’emporte-pièce riment, trop
souvent, avec la dégradation des conditions de travail. Plus de travail à accomplir, plus de pressions, plus
de contraintes et de rendement, c’est le lot quotidien des agents publics.
- nous exigeons des mesures immédiates pour améliorer les conditions de travail et mettre fin aux situations de souffrance au travail.
Stop, à la Révision Générale des Politiques Publiques !
Stop, à la régression des Politiques Publiques !
Aujourd’hui, sous couvert de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), d’une nécessaire
modernisation de la Fonction publique et d’une diminution des dépenses publiques, nous sommes tous,
fonctionnaires ou agents des services publics, confrontés à un empilement incroyable de réformes en tout
genre.
Les unes, frontales, s’attaquent au statut même de la Fonction publique et aux principes qui y sont attachés
(emploi, indépendance vis à vis des pouvoirs politiques, etc).
Les autres, toutes aussi nuisibles, s’attaquent aux missions mêmes de service public de l’Etat, comme à la
Culture, à la Concurrence et à la consommation, dans les services vétérinaires, les RASED, mais aussi
dans l’hospitalière et dans la territoriale.
Sous des appellations différentes, fusions, réorganisations, restructurations, RéATE, projet de réforme
Territoriale, loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires), tout est bon pour, insidieusement, abandonner
des missions, voire les préparer à l’externalisation.
Trop, c’est trop, et les agents exigent, pour eux mais aussi pour les citoyens :
* un moratoire immédiat de toutes ces réformes qui mettent véritablement en danger « le
service public rendu au nom de l’intérêt général ».
Plus hauts les salaires !
La rémunération des fonctionnaires fait souvent les
honneurs des déclarations des médias. Mais pas
seulement de ces derniers, car le Ministre de la
Fonction publique, s’y met en osant affirmer, en juin
2009, que les agents publics ont enregistré (compte
tenu de la baisse de l’inflation) une hausse de plus de
3% de leur pouvoir d’achat.
Mais, les discussions sur le pouvoir d’achat des
personnels tournent trop souvent autour « des primes à
la performance ou au mérite, à la mobilité, de la GIPA
ou des salaires des hauts fonctionnaires ».
Alors, bien avant que s’ouvre la phase de
« négociations » sur le salaire des fonctionnaires,
rappelons à ce même ministre, que la perte de notre
pouvoir d’achat s’élève à plus de 7% depuis 2003.
Rappelons lui, aussi, que ce que nous demandons,
c’est :
* une augmentation de la valeur du point d’indice
immédiatement portée de 4,5934 à 5 euros,
* une attribution de 60 points d’indice pour tous !
Non, à la mobilité forcée !
La loi sur la mobilité des fonctionnaires, dont
le projet de décret vient d’être examiné en
Conseil Supérieur, est le premier outil
permettant une flexibilité accrue des
personnels. En plaçant les agents en
situation de réorientation professionnelle puis
en disponibilité d’office, le gouvernement,
contrairement à ses affirmations, prépare le
plus grand plan social qu’ait jamais connu la
Fonction Publique.
En ouvrant cette brèche dans le statut de la
Fonction publique, le gouvernement a
gravement remis en cause le principe « de la
garantie de l’emploi ».
Au Président de la République qui se targue,
devant les médias, « d’aimer » les
fonctionnaires et de vouloir lutter contre la
précarité, nous lui disons, ensemble : il est
temps de passer des mots aux actes !
Nous exigeons :
* l’abrogation de la loi mobilité.
Retraite : Taxer les profits, pas notre niveau de vie !
Gouvernement et patronat sont déterminés à remettre en cause nos retraites et à nous imposer, une fois
de plus, une contre-réforme sapant nos acquis sociaux. Un système de retraite devrait avoir pour objectif
de maintenir le niveau de vie acquis pendant la vie active et permettre que les agents puissent profiter
réellement de leur temps de retraite. C’est pourquoi Solidaires revendique :
* l’âge de départ à taux plein à 60 ans, avec un départ à 55 ans pour les salariés ayant
effectué des travaux pénibles et le maintien des régimes spéciaux,
* l’indexation des pensions sur les salaires afin de maintenir la parité d’évolution des
revenus entre actifs et retraités,
* la garantie d’un taux de remplacement de 75% du dernier traitement, primes incluses,
* un retour à 37,5 annuités de cotisations pour avoir une retraite sans décote,
* la validation des périodes de chômage et d’étude, de formation.
Ces revendications s’ajoutent à celles que Solidaires porte en faveur du régime général dont
relèvent de nombreux agents non- titulaires de la Fonction publique.






