Le 22 janvier 2010
Les statistiques de Pôle Emploi sont édifiantes, en 2010 un million de chômeurs
en fin de droits n’auront plus d’allocations. Seulement 17 % d’entre eux
toucheront l’Allocation Spécifique de solidarité versée par l’état, puisqu’il faut
avoir travaillé 5 ans dans les 10 dernières années pour la percevoir. Les autres
basculeront en RSA.
Les effets de la crise économique vont engendrer, pour de longs mois, un taux
élevé de chômage et de précarité des emplois, que les mesures
gouvernementales et les politiques patronales ne sont pas prêtes de résorber.
Il est urgent de revoir de fond en comble le système d’Assurance-chômage et de
réviser totalement l’économie générale de la Convention Unedic signée en
janvier 2009.
Une autre logique est possible :
- Augmentation des cotisations patronales et sur-cotisation pour tout
recours à des contrats précaires et à temps partiel.
- Ouverture aux droits à l’allocation chômage au bout de deux mois de
travail lors des dix-huit derniers mois et jusqu’à la reprise d’un emploi
stable.
- Aucune allocation inférieure à 80 % du salaire antérieur et plafonnée pour
les plus hauts revenus.
- Gratuité des transports
- Augmentation de tous les minima sociaux, qui doivent être des droits
individuels indépendants de la situation familiale.
Plus fondamentalement, face aux licenciements, boursiers ou non, il faut
instaurer un nouveau statut du salarié avec un continuum des droits, dont le
maintien du salaire, et financé par un fonds patronal mutualisé.
Les associations de chômeurs et les organisations syndicales doivent organiser
ensemble la riposte et imposer au gouvernement et au MEDEF les mesures
d’urgence qui s’imposent.






