Depuis deux mois et demi, un conflit social dure à Air Calédonie : la direction refuse toute
négociation avec les grévistes et leur syndicat USTKE. C’est pourquoi, l’USTKE appelait
le 28 mai à une journée de grève générale pour que tous les travailleurs/ses de Kanaky
marquent leur solidarité, avec notamment une présence massive des militants à
l’aérodrome de Magenta.
Face à la solidarité ouvrière, l’Etat a répondu une nouvelle par la répression policière :
gendarmes mobiles et GIPN ont violemment attaqué les militants USTKE. Cette violence
policière prend sa source dans les ordres des représentants du gouvernement qui assimile
l’action syndicale à du « banditisme » et reprend à son compte la triste formule des « grévistes
preneurs d’otages ».
Vingt sept militants de l’USTKE ont été placés en garde à vue. Et tout laisse craindre
qu’une nouvelle fois, l’Etat va aider le patronat en tentant de briser l’USTKE à travers des
procédures judiciaires totalement iniques.
L’USTKE exige que le conflit à Air Calédonie soit réglé d’ici le 5 juin. Faute de quoi,
l’USTKE appellera à une grève générale interprofessionnelle illimitée dans toute la
Kanaky.
L’Union syndicale Solidaires réaffirme sa solidarité avec tous les militants syndicaux
victimes de la répression gouvernementale et/ou patronale.
Nous soutenons nos camarades de l’USTKE,
exigeons qu’il n’y ait aucune suite judiciaire envers eux,
dénonçons la violence policière,
et saluons la détermination des grévistes d’Air Calédonie.
Comme elle l’a fait dans le passé, l’Union syndicale Solidaires est prête à s’associer aux
initiatives qui seront prises pour que le droit syndical puisse s’exercer librement en Kanaky.
31 mai 2009






