POUR UNE AUTRE POLITIQUE ECONOMIQUE ET SOCIALE
Après les manifestations nationales spécifiques « retraités » du 6 mars et du 16 octobre 2008, après la
participation importante des retraités aux deux grandes journées nationales unitaires intersyndicales et
interprofessionnelles d’actions et de manifestations des 29 janvier et 19 mars 2009, le gouvernement ne change pas
d’un iota sa politique économique et sociale. Il poursuit sa politique de rigueur sociale et budgétaire à l’égard du plus
grand nombre, et les victimes de ses attaques sont de plus en plus nombreuses : jeunes précarisés et à la recherche
d’un emploi, salariés licenciés pendant que leurs entreprises font des profits que se partagent leurs managers et leurs
actionnaires, chômeurs maltraités et menacés, retraités au pouvoir d’achat régulièrement réduit. Pendant le même
temps, le gouvernement alloue des crédits et des fonds énormes aux banques largement responsables de la crise
financière et à quelques grandes entreprises sans aucun contrôle des fonds publics ainsi ouverts.
La réunion tant médiatisée des chefs des gouvernements des vingt Etats autoproclamés les plus importants de la
planète le 2 avril à Londres a accouché de quelques déclarations d’intention donnant le sentiment d’aller dans le bon
sens pour le plus grand nombre, mais les seules mesures effectivement prises n’ont fait que conforter la domination de
la finance internationale sur l’ensemble de l’économie mondiale, sans commencer la moindre régulation, le moindre
contrôle à son égard, et même en renforçant les moyens financiers d’organismes tels que le FMI dont les orientations
passées ont déjà largement contribué à la crise financière et aux difficultés de populations importantes,
particulièrement dans les pays du sud.
Il est plus que temps de changer fondamentalement de politique économique et sociale. Il est plus que temps de
mettre en place une autre distribution des richesses, par une augmentation des salaires, des retraites et des minima
sociaux. Il est plus que temps de renforcer l’emploi dans le privé comme dans le public et de renforcer et d’élargir les
services publics et les budgets sociaux. Il est plus que temps de bâtir une Europe basée sur des relations de
coopération et non de concurrence exacerbée, et de l’inscrire dans un monde solidaire.
L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires estime que l’heure est à l’unité large des victimes
de ces orientations politiques, économiques, sociales et budgétaires prises au profit d’une petite minorité qui continue
d’afficher avec arrogance ses privilèges et ses pouvoirs. Pour ce faire, les organisations syndicales ont une
responsabilité importante pour fédérer ces mécontentements et regrouper les revendications conduisant à une société
plus juste. La pratique unitaire doit s’accompagner d’une volonté constante de peser effectivement sur les prises de
décisions pour obtenir des changements significatifs dans les orientations gouvernementales et patronales.
L’UNIRS appelle à participer largement aux manifestations qui se dérouleront dans toutes les villes de France le 1°
mai 2009. Elle appelle d’ores et déjà à faire vivre les débats citoyens et syndicaux pour des politiques publiques,
sociales, économiques et budgétaires différentes et pour des actions et des initiatives rassembleuses et efficaces.
Paris, le 21 avril 2009







