SUD SANTE SOCIAUX
L’hôpital public ou PSPH (participant au service public hospitalier) a dispensé à des
générations entières, un accès et une qualité de soins reconnus mondialement. Cela a été
possible grâce au système de protection sociale basée sur la solidarité : La Sécurité Sociale .
Aujourd’hui, la casse de la Sécu entraîne celle des hôpitaux.
La Sécu, c’est à nous !
Après guerre, la France a opté pour une protection
sociale basée sur la solidarité des salariés.
La Sécurité Sociale est née et a permis de
subvenir aux besoins de santé et de protection
sociale de toute la population y résidant, de
la naissance à la mort. Chacun cotise en
fonction de son salaire et reçoit en
fonction de ses besoins de santé.
Son financement. Il est issu d’un salaire
socialisé composé d’une part salariale et
d’une part patronale. Le déficit, tant décrié
et si arrangeant pour les réformes, n’est dû
principalement qu’aux cadeaux des gouvernements
successifs sur la part patronale (y compris
celles de l’Etat) et la diminution de la part
salariale dû au chômage. Plus que de ses dépenses,
la Sécu souffre de ses recettes.
Le gouvernement a entrepris de la détruire en
détériorant les droits de tous (déremboursement
des médicaments, franchises, médecin référent...)
Contrairement au discours sur la maîtrise
des dépenses de santé, la finalité est bien de
transférer ces dépenses sur l’individu via
l’assurantiel privé (banques, mutuelles...).
D’ailleurs, on observe l’émergence de grands
trusts de santé privés (générale de santé...), la
florissante santé des grands laboratoires pharmaceutiques
et l’offensive de l’assurantiel privé.
La volonté de libéraliser le secteur public de la
santé, comme cela est le cas pour tous les autres
secteurs publics (postes, sncf, éducation...) est
dans le droit fil libéral défendu par Sarkozy.
L’hôpital public, c’est à nous !
L’hôpital public ou PSPH (participant au service public hospitalier) a dispensé à des
générations entières, un accès et une qualité de soins reconnus mondialement. Cela a été
possible grâce au système de protection sociale basée sur la solidarité : La Sécurité Sociale .
Aujourd’hui, la casse de la Sécu entraîne celle des hôpitaux.
Grace à la Sécu, le pays a pu aussi se doter d’un
réseau d’hôpitaux au plus proche de la population,
procurant à tous un accès aux soins de
qualité et de proximité, reconnu et envié mondialement.
Depuis 1990, les gouvernements n’ont cessé de
réformer l’Hôpital public. Cela s’est traduit par
la fermeture de services de proximité (maternité,
urgences, chirurgie...) et de 100 000 lits en
moins depuis 1992. Les conditions de travail des
hospitaliers ne cessent de se dégrader et avec
elles, la qualité des soins. Comme à la Poste, les
files d’attente grandissent dans les Urgences, la
patience est de rigueur pour les Consultations
(sauf privées). Les soins et les toilettes ressemblent
de plus en plus à un travail à la chaine. Les
aides soignantes sont des machines à laver, les
infirmières des piqueuses, etc. Au bout de la chaîne le malade qui n’a pas le
choix, trinque !
Avec le gouvernement Sarkozy, la réforme s’accélère
brutalement, l’hôpital se doit d’être rentable,
quel qu’en soit le prix pour son personnel et
les usagers.
Les prochaines lois PLFSSS (Projet de Loi de
Financement de la Sécurité Sociale) et HPST
(loi Hôpital, Patients, Santé, Territoire) vont
entraîner des restructurations importantes :
nouvelles fermetures d’hôpitaux de proximité,
apparition de déserts sanitaires où la population
n’aura que le choix du libéral et des dépassements
d’honoraires. C’est de loin, remettre en
cause l’accès aux soins à toutes et tous, partout.
Seule, la mobilisation commune de la population
et des professionnels pourra faire reculer
ce projet de casse de l’hôpital.
Des collectifs de défense des hôpitaux, que
SUD soutient, proposeront des actions fin
octobre et courant novembre. Nous vous invitons
à les soutenir ! Il est temps de nous
réapproprier notre Santé et notre Protection
Sociale.






