UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
Le 3 décembre aux prud’hommes
* Votez pour un syndicalisme combatif
* Votez pour un syndicalisme au plus près des salarié-es
* Votez Solidaires
Solidaires, c’est quoi ?
L’Union syndicale
Solidaires s’est constituée
en 1981 à partir de dix
syndicats autonomes, nonconfédérés
et regroupe
aujourd’hui 43 fédérations
ou syndicats nationaux dont
les syndicats SUD.
Solidaires est présente
dans près de 85 départements
au travers des structures
interprofessionnelles
locales.
Solidaires, à travers ses
organisations professionnelles,
est présente aussi
bien dans le privé que dans
le public : aérien, banques
et finances, culture, éducation,
énergie, industrie,
métallurgie, chimie, pharmacie,
activités postales,
télécommunications, rail,
recherche, santé, commerce...
Aujourd’hui,
Solidaires est souvent la
première ou la deuxième
organisation syndicale dans
un certain nombre d’établissements,
d’entreprises,
de services, d’administrations
ou de ministères.
Solidaires :
un outil
démocratique
Fort de 90 000
adhérent-es,
Solidaires met en
oeuvre au quotidien
un fonctionnement
original basé sur la recherche constante
de ce qui unit plutôt que de ce qui
divise. Notre projet consiste à mieux
s’organiser pour mieux agir ensemble et
éviter les phénomènes d’institutionnalisation,
de délégation de pouvoir, d’experts,
de superstructures que connaissent
trop souvent les grandes confédérations.
En ce sens, nous avons l’ambition de
contribuer à répondre à la crise du syndicalisme
et participer à sa rénovation
pour redonner à l’ensemble des salariées
le goût de l’action collective.
Solidaires entend mettre en oeuvre un
syndicalisme de contre-pouvoir qui lie
défense quotidienne des salarié-es et
transformation de la société. Un syndicalisme
de luttes pour la construction
d’un rapport de forces en vue de contrer
les politiques patronales et gouvernementales.
Un syndicalisme de lutte pour
la mise en oeuvre de projets alternatifs
favorables aux salarié-es quels que
soient leur statut ou la taille de leur
entreprise, aux chômeurs, aux précaires
et aux sans- droits.
Aujourd’hui, il s’agit de créer des
conditions d’actions efficaces pour
imposer d’autres choix économiques et
sociaux. Pour Solidaires, défendre efficacement
les travailleurs, c’est être
capable d’agir sur l’ensemble des facteurs
qui déterminent leurs conditions
d’existence. Agir localement contre les
décisions patronales ou gouvernementales
ne peut suffire si, dans le même
temps rien n’est fait pour s’attaquer aux
causes premières, à l’origine de ces
décisions. Notre Union syndicale essaye
de développer une stratégie et une pratique
syndicales, au niveau professionnel
comme au niveau interprofessionnel,
permettant aux salarié-es de mieux faire
le lien entre ce qu’ils vivent sur leur lieu
de travail et une mondialisation libérale
et financière en marche d’un bout à
l’autre de la planète. C’est pourquoi
notre syndicalisme ne s’arrête pas à la
porte des lieux de travail et s’inscrit
pleinement dans un mouvement global.
Solidaires :
un outil
pour les luttes
Pour construire les
rapports de force
nécessaires face à
l’arrogance patronale
ou gouvernementale,
pour imposer de véritables
négociations et gagner sur les revendications,
nous n’excluons aucune forme
d’action, y compris la grève reconductible.
C’est ce qu’ont pratiqué, entre
autres, SUD-Rail, SUD Ratp, SUD
Culture, SUD Energie lors de la remise
en cause des régimes spéciaux fin 2007,
prélude à la casse des retraites.
Les luttes menées récemment, dans de
grands groupes comme PSA, Renault,
Michelin, Total, GoodYear, La Redoute,
Virgin... ou dans nombre d’entreprises
locales, dans la défense locale des services
publics sont là pour témoigner que
les syndicats de Solidaires y sont fortement
impliqués. Pour lutter de manière
déterminée au sein de l’entreprise,
quelle que soit sa taille, Solidaires est
déterminée à lutter pour s’opposer aux
suppressions d’emplois, obtenir une
amélioration des conditions de travail et
l’augmentation des salaires...
Depuis plusieurs mois maintenant,
Solidaires comme de plus en plus de
salarié-es constatent l’inefficacité des
journées d’action de 24 heures à répétition,
qui épuisent les grévistes et les
manifestants sans offrir de perspective à
la hauteur des enjeux.
Face aux attaques des patrons et de leur
gouvernement, il ne s’agit plus de
« montrer notre désaccord » au travers
des journées d’action isolées, mais de
construire un mouvement interprofessionnel,
unitaire, reconductible.
C’est ce qu’il faut aujourd’hui
dans notre pays pour mettre un
terme aux contre-réformes, rétablir
les droits supprimés et permettre
que le progrès social profite
à toutes et tous.
Toutes et tous ensemble
contre la régression sociale !
Depuis un an, les contre-réformes engagées par le gouvernement et le Medef s’accumulent et
rendent notre société encore plus injuste et plus inégalitaire. La précarité et la flexibilité sont
érigées en modèle social et l’ensemble des salarié-es, des retraité-es, des chômeurs et des
sans-droits voient se dégrader de jour en jour leurs conditions de vie.
Ce gouvernement, sous la houlette du Medef, a décidé de casser toute solidarité et de reprendre
l’ensemble de nos acquis sociaux obtenus, rappelons-le, grâce à des luttes et des grèves
de grande ampleur. Pour contrer cette politique de régression sociale, Solidaires considère
qu’il est urgent de préparer une riposte générale et de faire enfin converger les luttes.
Tous nos acquis sont remis en cause
Le gouvernement, dès sa mise en place a décidé d’aller
vite et d’attaquer sur tous les fronts pour imposer
une société du profit pour une minorité où chacun et
chacune serait soi-disant seul(e) responsable de sa
situation.
Remise en cause du droit de grève, autonomie des
universités, franchises médicales, code du travail,
contrat de travail, 35 heures, assurance maladie, fermeture
des hôpitaux publics de proximité, éducation
nationale, suppressions massives d’emplois dans la
fonction publique, retraites, sans oublier les tests
ADN, le flicage accru des chômeurs, les expulsions
massives des sans-papiers, la pénalisation des plus
jeunes, la répression...
On le voit : de nombreux mauvais coups sont tombés
en quelques mois mettant encore plus à mal les systèmes
de solidarités et les droits collectifs de notre
société. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter si nous n’y
mettons pas un terme.
Pouvoir d’achat à la baisse !$
Dans ce contexte, une question majeure préoccupe l’ensemble
de la population et du monde du travail : celui
du salaire et du pouvoir d’achat. Alors que tout augmente,
en particulier les produits de premières nécessités
(alimentation, loyers, électricité, énergie...), les
salaires, eux, restent en rade. Et selon le patronat et le
gouvernement rien ne peut être fait car les caisses sont
vides. Mais pas pour tout le monde : l’une des premières
mesures spectaculaires du gouvernement a consisté
à donner plus de 15 milliards d’euros aux plus riches.
Quelques mois plus tard, alors que de nombreuses grèves
se développaient pour des augmentations de salaires,
Sarkozy s’auto-augmentait de 172 % et les patrons
du CAC 40 voyaient leurs revenus augmenter de 57 %.
Pire, les seules réformes consistant soi-disant à augmenter
notre pouvoir d’achat consistent, dans les faits,
à ce que nous travaillons plus (exonération des heures
supplémentaires, rachat des jours RTT, fin des 35h...)
pour gagner rien.
Passons à l’offensive !
Face aux attaques gouvernementales, nous ne
pouvons pas nous contenter d’être sur la défensive
: nous pouvons proposer des solutions
alternatives. Que ce soit sur la durée de cotisation
pour les retraites ou la question de l’augmentation
des salaires, nous pouvons opposer
au capitalisme une autre distribution des
richesses que nous produisons. De l’argent il y
en a : les actionnaires du CAC 40 se sont partagés
plus de 100 milliards d’euros en 2007. Sans
parler des multiples cadeaux fiscaux en faveur
du patronat. Concernant le “travailler plus
pour gagner moins” mis en place par Sarkozy,
opposons le partage du travail, la réduction du
temps de travail avec maintien des salaires pour
que l’ensemble de la population travaille. De
même, 37,5 annuités de cotisations pour le droit
à la retraite, c’est possible pour le privé comme
le public ! Imposons une revalorisation du
salaire minimum, un relèvement des cotisations
patronales (inchangées depuis 20 ans) et une
augmentation immédiate de tous les salaires !
Ce gouvernement n’est pas invincible. Il
compte sur nos divisions, en essayant d’opposer
français-es et immigré-es, salarié-es du privé et
du public, chômeurs et chômeuses à celles et
ceux ayant un travail. Face à ces manoeuvres,
nous devons construire une riposte globale !
le mardi 22 juillet 2008
P.S. :
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