UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
Malgré le refus unanime des organisations syndicales
le gouvernement persiste à vouloir augmenter
la durée de cotisation.
Augmentation permanente de la durée de cotisation !
Il prévoit de l’augmenter encore dès le premier
semestre 2008.
Celle-ci ne cesserait d’ailleurs jamais de croître
puisqu’il est prévu que les deux tiers des gains
d’espérance de vie à 60 ans soient transformés
en allongement de la durée de cotisation. Le
Medef a d’ailleurs annoncé la couleur puisqu’il
veut porter celle-ci à 45 ans.
Alors que la richesse produite ne cesse de
croître - elle a été multipliée par 5 en 50 ans -,
pour la première fois, l’augmentation de la durée
de la vie ne profiterait pas aux salariés qui
seraient obligé de travailler plus longtemps. Il
s’agirait d’une rupture historique et se serait une
régression sociale majeure.
Enfin, les conditions de travail continuent se se
dégrader avec l’apparition de nouvelles pathologies,
l’augmentation du stress, le développement
de la souffrance au travail. Il ne faut pas donc
travailler plus mais moins !
Baisse du niveau des pensions !
L’augmentation de la durée de cotisation n’a
qu’un seul objectif : faire baisser, le taux de remplacement,
c’est-à-dire le niveau des pensions
par rapport aux salaires. Aujourd’hui, plus de 6
salariés sur 10 sont hors emploi au moment de
faire valoir leur droit à la retraite (chômage,
situation de pré-retraite, maladie...). Ils ont donc
été directement touchés par le passage de 37,5 à
40 annuités. Le niveau de leur pension a donc
baissé.
De plus, l’augmentation de la durée de cotisation
touche en premier lieu les personnes aux
carrières heurtées. Les femmes, qui ont déjà des
pensions en moyenne inférieures de 40% aux
hommes, sont particulièrement touchées par
l’allongement de la durée de cotisation et par les
effets très pénalisants de la décote. A ce jour,
seulement 39% des femmes retraitées ont pu
valider 37,5 ans contre 85 % des hommes. Sont
touchés d’une manière générale les chômeurs,
précaires, petits boulots, temps partiels, et les
jeunes générations qui débutent plus tard dans
la vie active.
Depuis 1994, pour les salariés du secteur privé,
ces mesures entraînent, selon le Conseil de
l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale
(CERC), une baisse du pouvoir d’achat de la
retraite du régime général de 0,3 % par an et de
0,6 % par an de la retraite complémentaire.Cette baisse est de 0,5 % par an pour les fonctionnaires. Ces baisses devraient se poursuivre dans l’avenir et le décrochage par rapport aux
salaires s’accentuer. Alors que la pension
moyenne représente aujourd’hui 72 % du salaire
moyen, elle ne sera plus, selon le Conseil
d’orientation des retraites (COR) que de 65 %
en 2020 et de 59 % en 2050.
Faisons céder le gouvernement !
Il est possible de financer les retraites en augmentant
très légèrement les cotisations patronales
et en diminuant d’autant les dividendes
versés aux actionnaires qui ont explosé ces dernières
années.
Si nous voulons éviter une nouvelle régression
sociale, il faut créer les rapports de forces
nécessaires pour obliger le gouvernement à
revoir sa copie. C’est nécessaire, c’est possible !
le mercredi 14 mai 2008
P.S. :
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