UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
Depuis un an, les attaques menées par Sarkozy et son gouvernement sont générales ♦ Elles
fusent de partout : salaires, retraites, protection sociale, droit du travail, services publics...♦ Le
bilan de ces mesures est évidemment fort éloigné des objectifs officiellement mis en avant ♦ Une
majorité toujours plus importante de la population subit des conditions de vie de plus en plus
difficiles : salaires trop bas, minima sociaux trop faibles, précarité croissante du travail, du
logement, de l’accès aux soins, etc. ♦ Restructurations et licenciements se poursuivent malgré
l’affichage à la baisse des chiffres officiels du chômage ♦ Dans le même temps, la chasse aux
étrangers et les atteintes aux libertés fondamentales s’intensifient ♦ Face à ce constat, les
résistances sectorielles se multiplient ♦ Cependant, celles-ci ne peuvent suffire ♦ Pour espérer
gagner il est indispensable de préparer l’organisation d’une riposte générale d’envergure ♦
Aujourd’hui, des luttes collectives il y en a !
Lycéen-ne-s en grève : Les lycéen-ne-s ont montré la
voie ces dernières semaines. A juste titre préoccupés par
leur avenir, les jeunes se sont mis en grève, ont
manifesté par dizaines de milliers à plusieurs reprises. Le
plan du gouvernement est simple : renforcer les
inégalités liées aux origines sociales, ne former qu’une
“ élite ” destinée à conduire les affaires dans le respect
des principes ultra libéraux, et modeler la majorité des
jeunes pour les seuls besoins du patronat (disparition
des BEP, multiplication des “ diplômes d’entreprise ”,
suppression d’une année d’études en lycée
professionnel, etc.). Avec SUD Etudiant, SUD Lycéens,
l’Union Syndicale Solidaires est partie prenante de ces
mouvements.
Enseignant-e-s en grève : Nombre d’enseignant-e-s ont
rejoint les lycéen-ne-s en lutte. Le remodelage de
l’Education Nationale aura aussi des conséquences sur
le personnel : suppression d’emplois, remise en cause de
toute liberté pédagogique, classes surchargés,
programmes réactionnaires imposés, etc.). Dans
plusieurs académies scolaires, l’unité syndicale s’est déjà
faite, rassemblant SUD Education, FSU, CGT, FO,
CNT... Elle doit se prolonger au plan national en mai,
après les vacances scolaires...
Salarié-e-s du privé en grève : Les salarié-e-s du
secteur privé sont aussi en première ligne. Les salaires
sont si bas que le nombre de travailleurs pauvres (même
au sens des technocratiques indices officiels !) ne
cessent de croître. Malgré un patronat répressif, les
salariés du privé reprennent confiance dans l’action
collective. Les grèves dans la grande distribution comme
à Carrefour, Auchan, La Redoute... illustrent notamment
cette résistance ouvrière bien réelle. Différents syndicats
membres de Solidaires sont engagés dans ces combats.
Sans-papiers en grève : Pour obtenir des marges
bénéficiaires encore plus importantes, le patronat
recherche à nous payer le moins possible. L’emploi de
travailleurs immigrés sans-papiers lui permet une exploitation
encore plus grande, car ces salarié-e-s sont
maintenus dans une situation de non-droit total. Dans la
restauration, le nettoyage, le commerce, le gardiennage...
des centaines de travailleurs sans-papiers se
sont mis en grève en Ile-de-France et des initiatives
similaires se préparent en province. Solidaires soutient
les grévistes : ils/elles vivent ici, ils/elles travaillent ici,
ils/elles restent ici ! Il n’est pas acceptable que des êtres
humains en soient réduits à n’être qu’une force de travail,
une marchandise que l’ont prend puis que l’on jette, que
l’on exploite puis qu’on expulse. Nous revendiquons leur
régularisation, pour qu’ils/elles puissent défendre leurs
droits, faire respecter le Code du travail, les conventions
collectives... et vivre ici.
Agents de la Fonction publique en grève : La Fonction
publique dans son ensemble est une cible privilégiée de
ce gouvernement... même si nombre de ministres en
cumulent le traitement avec leurs divers autres
émoluments. Danger sans précédent, la RGPP (Révision
générale des politiques publiques) est tant un recul social
qu’un choix politique de société (dans un sens totalement
libéral). Faisant croire qu’il répond au problème des
mutations, le gouvernement annonce un “ plan mobilité ”.
Mais de l’amélioration statutaire du dispositif de mutation
il n’a que faire ! En fait, il entend supprimer des dizaines
de milliers d’emplois, et rayer de la carte de très
nombreux services de proximité utiles à chacun. Aux
mouvements de grève importants qui touchent Douanes,
Impôts, Trésor, Météo, Culture... il faut offrir une suite
nationale, unitaire ; c’est à cela que travaille Solidaires
dans le cadre de l’intersyndicale de la Fonction publique.
De nouvelles menaces déjà bien présentes
Santé : Dans sa frénésie anti-services publics, l’hôpital est particulièrement visé. Privatisation des uns,
disparition des autres (car pas assez “ rentables ” !), voilà ce que ce gouvernement appelle une “ réforme ”.
Là encore, le personnel hospitalier en subira les conséquences, mais au-delà nous sommes tous visés par
cette remise en cause du droit à la santé. L’existence de services publics de qualité sur l’ensemble du
territoire est la condition pour l’accès de tous et toutes à des droits fondamentaux comme l’éducation, le
transport, l’énergie, la culture ou la santé... Salariés, nous sommes aussi usagers des services publics :
ensemble, nous devons les défendre !
Chômeurs et chômeuses stigmatisés... : Les chômeurs et chômeuses toujours plus stigmatisés, à
l’exemple du retour de l’obligation de pointer pour les plus de 57,5 ans, sont parmi les premières victimes
d’une politique qui supprime les emplois stables par dizaines de milliers, institutionnalise la précarité et la
pauvreté, utilisée comme moyen de pression sur l’ensemble du salariat.
Code du travail piétiné... : Au contraire des syndicalistes qui se battent pour que tous les travailleurs
disposent de droits sociaux, le gouvernement essaie de réduire les droits de tous. Le saccage du Code du
travail mis en oeuvre à compter du 1er mai participe de ce processus. La “ rupture amiable du contrat de
travail ” est une fumisterie : à qui fera-t-on croire que salarié et patron sont dans un rapport égalitaire, qui
plus est lorsqu’il s’agit de licenciement ! Ce n’est là qu’un exemple des méfaits des dispositions
réactionnaires introduites dans le Code du travail.
Retraites menacées... : Le gouvernement a annoncé que ce deuxième trimestre serait consacré à la suite
de la contre-réforme des retraites. En application de la loi Fillon de 2003, il s’agit de revoir encore la baisse
les pensions de retraites, notamment en allongeant la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à
taux plein, de 40 à 41 annuités. Les syndicats Solidaires rappellent qu’il n’y a pas “ de problème des
retraites en France ”, mais seulement une incroyable inégalité dans la répartition des richesses produites
collectivement. Les cadeaux faits au patronat, la fraude fiscale des très hauts revenus, les parachutes
dorés des patrons qui font couler leur boîte, les valises à billets du MEDEF, ... avec tout cela même le
retour aux 37,5 annuités pour tous est très, très largement assuré. Salariés du secteur privé, de la fonction
publique, des régimes spéciaux, nous sommes tous concernés par cette nouvelle attaque contre notre
régime de retraite. Ensemble, notre force peut nous permettre de mettre en échec le gouvernement.
Une riposte générale d’envergure s’impose
De la grève des cheminots, agents de la RATP et salariés de l’Opéra de Paris au dernier trimestre 2007, on
peut tirer au moins deux enseignements : 1/ Face à la coalition patrons/gouvernement qui veut casser tous
nos acquis sociaux, il est possible de résister mais cela passe par des mouvements reconductibles, gérés
démocratiquement par les Assemblées Générales de grévistes, avec des syndicats qui doivent s’unir et
coordonner au niveau national la lutte, dont le caractère interprofessionnel est nécessaire. 2/ L’éclatement
de nos combats, la négociation secteur par secteur, la négociation “ à froid ” en abandonnant le rapport de
forces de la grève, facilitent la tâche des patrons et du gouvernement.
C’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires :
* soutient les luttes en cours
* appelle à l’unité syndicale pour les renforcer
* travaille à leur coordination
Dans la rue aussi, montrons notre détermination
Pour un 1er mai solidaire et de luttes :
Soyons nombreuses et nombreux aux manifestations !
le mercredi 23 avril 2008
P.S. :
Pour télécharger ce Tract, cliquez dans "Documents joints"