COMITÉ INTERMINISTÉRIEL CONSULTATIF D’ACTION
SOCIALE DES ADMINISTRATIONS DE L’ETAT (CIAS)
19 mars 2008
CGT - FSU - Solidaires
Les trois organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, n’ont
signé aucune des propositions du protocole du 21 février 2008
et se sont largement exprimées sur le sujet. Elles n’ont bien
évidemment pas signé le volet social de ce protocole pour des
motifs qu’elles tiennent à rappeler.
Le protocole en cause est intervenu à l’issue de négociations
salariales dans le prolongement de conférences sur le pouvoir
d’achat, préoccupation majeure des fonctionnaires.
Contrairement à ce que voudrait faire croire le ministre, le volet
social n’a nullement été déconnecté du dossier « pouvoir
d’achat », au contraire, il est bel et bien intégré dans la
perspective d’une politique sociale globale.
Si la participation des employeurs aux politiques sociales peut
aider à l’amélioration du pouvoir d’achat, pour nos trois
organisations, elle ne saurait toutefois être regardée comme
une variable d’ajustement ou un élément de substitution de la
rémunération.
Les actions sociales relatives au logement, la restauration, les
loisirs, les vacances, la petite enfance, les retraités, l’aide aux
familles, et qui traduisent les véritables besoins sociaux des
agents actifs, retraités, titulaires et non-titulaires, et des
établissements publics, doivent bénéficier d’une assise
réglementaire pour leur financement. La référence à un
pourcentage de la masse salariale pourrait être une solution.
Cela pourrait faire l’objet d’une négociation spécifique avec le
ministère.
Par ailleurs, les mesures nouvelles figurant dans cet accord,
dont nous reconnaissons l’utilité sociale, s’appuient sur les
débats et revendications portées par l’ensemble des
organisations syndicales au CIAS, CIAS qui doit rester
l’instance souveraine en matière de choix et de financement
des prestations d’action sociale.
Pour nos trois organisations, ces mesures exceptionnelles
issues de discussions salariales, donc à un autre niveau que le
CIAS, doivent trouver un financement exceptionnel que le
ministère, malgré une ambition sociale affichée, n’a pas opéré.
C’est un choix qui déroge à l’article 9 de la loi statutaire de
1983 et que nous ne partageons pas.
Nos organisations, et bien au-delà, expriment une ambition bien
plus forte pour répondre aux besoins des personnels dans tous
les domaines de l’action sociale : logement, restauration, droit
aux vacances et aux loisirs, accès à la culture, petite enfance,
retraités, aide aux familles, etc, par la création et l’amélioration
des prestations et des équipements collectifs. Elles
revendiquent le bénéfice de ces actions pour tous les agents
actifs, retraités, titulaires et non-titulaires, rémunérés ou non sur
le budget de l’Etat, et proposent un examen attentif en CIAS de
cette question.
CGT - FSU - Solidaires
le mercredi 19 mars 2008
P.S. :
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