UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
Communiqué
Sous couvert, encore une fois, de moderniser et de réformer l’Etat, le président de la République
vient d’annoncer un certain nombre de mesures destinées à rétablir l’équilibre des comptes
publics, et particulièrement celui du budget de l’Etat.
Ainsi, seulement quatre mois après avoir fait
voter un budget comprenant des ristournes fiscales importantes pour une minorité de contribuables
favorisés, ce même président ose prendre à témoin le pays pour annoncer que les caisses publiques
sont vides et qu’il s’agit de faire des économies !
Encore une fois ces « économies » vont compromettre un peu plus le fonctionnement de nombre
d’administrations et de services publics et vont désertifier encore plus certaines zones de toute présence
administrative ou sociale. Elle vont de plus aggraver le chômage, en parliculier chez les
jeunes : ne pas remplacer un départ en retraite sur deux dans les administrations, c’est laisser autant
de jeunes sans emploi.
Les nouvelles mesures de rigueur prises à l’égard de certains budgets (logement, formation professionnelle,
emploi, etc) sont à mettre en parallèle avec les cadeaux fiscaux contenus dans le «
paquet fiscal » (15 milliards d’euros) et en relation avec les exonérations de cotisations sociales
consenties aux entreprises (plus de 20 milliards d’euros). Elles s’inscrivent dans la droite ligne des
politiques menées dans nombre d’entreprises : il n’y a pas d’argent pour augmenter les salaires
des employé(e)s, mais il faut toujours augmenter les dividendes des actionnaires et autoriser les
très fortes rémunérations des dirigeants. Il n’y a pas d’argent pour certaines dépenses sociales et
collectives, mais il y en a toujours pour réduire les contributions des plus riches.
En réalité la France n’a jamais été aussi riche, mais ses richesses ont rarement été aussi injustement
et inefficacement réparties entre les différentes couches de la population, entre les différents
territoires, entre le financement de biens publics et l’accaparement croissant fait par et pour une
minorité.
Le 4 avril 2008
le vendredi 4 avril 2008
P.S. :
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