UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
FONCTIONS PUBLIQUES ET ASSIMILES
COMMUNIQUE
Paris le 13 décembre 2007
Sous prétexte de réformer l’Etat, Nicolas Sarkozy a lancé un « grand chantier de
modernisation des politiques publiques ».
Présentées comme des simplifications administratives censées simplifier la vie de l’usager et
générer des économies, les premières orientations présentées hier sont en fait le lancement
d’une entreprise de démolition de la Fonction publique et des services publics.
Les propositions du gouvernement se situent dans la droite ligne du discours de Nantes de
Nicolas Sarkozy. Elles préfigurent les conclusions qui risquent d’être actées dans le cadre de
la Révision Générale des Politiques publiques au printemps 2008.
La logique de ces propositions et de la RGPP est de casser les services publics et la Fonction
publique. Elle s’inscrit dans une vision purement idéologique et comptable.
Le gouvernement, soucieux, en apparence du dialogue social n’a pourtant entamé aucune
discussion préalable avec les organisations syndicales ou les associations d’usagers. Les
propositions sont issues de scénarios élaborés par des inspecteurs généraux des finances et
des inspecteurs généraux des Affaires sociales dans la quasi-opacité de différents ministères.
Les décisions sont prises par le comité de suivi présidé par Nicolas Sarkozy et Claude
Guéant, les ministres étant chargés, par la suite, de la mise en oeuvre.
La logique comptable qui prévaut se soucie peu de la qualité du service public et des besoins
réels en la matière. Elle part simplement du postulat qu’il ne faut pas remplacer un
fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Elle menace les services publics de proximité,
comme cela est déjà « expérimenté » avec les suppressions de tribunaux dans le cadre de la
réforme de la carte judiciaire ou les disparitions programmées de trésoreries dans le cadre de
la fusion de la Direction Générale des Impôts et de Comptabilité Publique. Elle fait planer la
menace de l’externalisation et de la privatisation d’un certain nombre de missions. Pour les
usagers, ce sera plus d’attente dans des services publics plus lointains. Le transfert de
missions aux collectivités locales pèsera aussi sur la fiscalité locale.
Concernant les personnels, ce sera de nouvelles dégradations des conditions de travail et des
règles de gestion.
Quant à la démocratie, la transformation des préfets de région en zélés gestionnaires des
services publics va à l’encontre d’un fonctionnement démocratique des services publics.
L’Union syndicale Solidaires continuera à informer les personnels et les usagers de ce
dynamitage de la Fonction publique et des services publics. Elle s’efforcera de construire à
tous les niveaux les mobilisations nécessaires pour répondre à ces attaques antidémocratiques
et idéologiques.
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