1 - Le syndicalisme désorienté par les réorganisations capitalistes.
1.1 Le mouvement syndical est, en France comme ailleurs, fortement déstabilisé par le cours du capitalisme depuis un quart de siècle.
La fermeture des secteurs industriels où s’organisaient des forces syndicales importantes (comme la métallurgie, les mines...), la réorganisation d’autres secteurs par un éclatement des lieux de production et des statuts sociaux (confection, transports, services...) ont profondément réduit le potentiel de force que constituent collectivement les travailleurs et affaibli d’autant leur outil de représentation, le syndicalisme.
Le renforcement du pouvoir des actionnaires et du capital financier au détriment du capital industriel a permis la mise en place d’un nouveau mode de gestion des entreprises basé sur “ la création de valeur pour l’actionnaire ” avec pour conséquence une baisse régulière de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Les directions d’entreprise anticipent les desiderata des actionnaires et mettent en place des stratégies visant à les contenter : recentrage sur le cœur du métier, externalisation d’un certain nombre d’activités, rachat des actions de l’entreprise, restructurations permanentes et licenciements...
La globalisation du capital permet au patronat d’organiser un chantage permanent à la délocalisation, même si, dans la réalité, celle-ci reste limitée à certains secteurs. L’objectif est d’amener les salariés à accepter de s’aligner sur des normes sociales toujours plus basses sous la menace de fuites de capitaux. L’intégration des pays de l’Est et de la Chine dans le système capitaliste ouvre une nouvelle ère de l’offensive libérale. Face à cette restructuration à l’échelle planétaire du capitalisme, l’action syndicale se trouve encore trop souvent désarmée.
1.2. Chacun à leur manière les gouvernements français et européens, loin d’être passifs devant un tel processus, ont été des acteurs déterminants des phénomènes de déréglementation et de libéralisation. Dans ce cadre, les questions d’orientation du mouvement syndical sont décisives et l’accompagnement de ce processus par les principales forces syndicales a contribué à la dégradation des rapports de force.
1.3. Des résistances existent : du mouvement social de décembre 95, au soutien aux actions de la Confédération paysanne, en passant par le mouvement des chômeurs ou la solidarité et la mobilisation autour des salarié-e-s victimes de plans de licenciement... De plus, la montée en puissance des mouvements opposés à la mondialisation libérale, l’importance des mobilisations sur ce terrain et leur impact dans l’opinion ont permis d’ouvrir des brèches dans l’idéologie libérale, devenant ainsi un élément important de la création des rapports de force. Mais ces divers éléments de résistance n’ont pas permis, pour l’instant, la constitution d’un rapport de forces permanent, permettant de mettre un coup d’arrêt décisif aux politiques libérales.
2 - Un mouvement syndical français loin d’être stabilisé
2.1. L’offensive du Medef autour de sa refondation sociale a renforcé encore les clivages existants dans le mouvement syndical français. Deux orientations se dessinent. La première ne conteste pas foncièrement les politiques libérales menées par les différents gouvernements et vise à accompagner socialement les projets du patronat, à les amender à la marge, voire à construire avec lui des projets communs. Face à ce syndicalisme social-libéral, la seconde veut mettre en œuvre un syndicalisme de contre-pouvoirs qui lie défense quotidienne des salariés et transformation de la société et qui se bat pour des projets alternatifs en construisant des rapports de force favorables aux salarié-e-s, chômeuses et chômeurs, précaires....
2.2. Ces deux orientations ne délimitent pas des camps homogènes dans le mouvement syndical et peuvent cohabiter dans la même organisation ou être mises en œuvre de façon plus ou moins cohérente. Elles n’en conditionnent pas moins les prises de positions concrètes sur les grands sujets interprofessionnels et c’est à partir d’elles que s’organisent les stratégies des uns et des autres. Si le camp de ceux qui s’opposent au syndicalisme social-libéral est hétérogène et fluctuant, son existence est cependant décisive dans la construction d’un rapport de force favorable aux travailleurs.
3 - L’Union syndicale G10 “ Solidaires ” installée dans le paysage syndical
3.1. Malgré les obstacles - amendement Perben, refus de la représentativité Fonction publique, maintien des règles actuelles de représentativité dans le secteur privé, refus du gouvernement et des pouvoirs publics de nous reconnaître comme interlocuteur -, l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” a connu ces dernières années un fort développement. Le poids de ses diverses composantes, nationalement comme localement, s’est accru dans différents secteurs dans lesquels elle est présente et de nouveaux syndicats y ont adhéré. Parmi ceux-ci, il convient de souligner l’accroissement du nombre des structures issues du secteur privé, ce qui constitue un apport essentiel pour l’avenir de notre projet commun.
3.2. Ce renforcement organisationnel s’est accompagné d’une homogénéisation sur le plan de l’analyse politique. L’Union syndicale G10 “ Solidaires ” a été en capacité d’intervenir sur la quasi-totalité des grands dossiers interprofessionnels par ses analyses et ses propositions devenant ainsi la force la plus cohérente face au syndicalisme d’accompagnement. De plus l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” a été souvent porteur de propositions unitaires d’action et a pu réussir des apparitions remarquées dans un certain nombre de mobilisations.
3.3. Le renforcement et la crédibilité de l’Union syndicale G10 “ Solidaire ”s ont déjà permis de peser sur les évolutions du mouvement syndical en offrant une alternative à des équipes syndicales ne se reconnaissant plus dans leur organisation. L’engagement de l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” aux cotés de la Confédération paysanne, et plus largement d’un réseau militant qui ne se reconnaît pas dans les pratiques syndicales traditionnelles, a contribué à donner aux mobilisations contre la globalisation un caractère rassembleur et massif, comme à Millau et à Montpellier. Nous devons maintenant renforcer notre investissement dans ces rendez-vous désormais réguliers que constituent les manifestations contre les sommets du G8, de l’Union Européenne, et de l’OMC.
Notre engagement dans l’appel de l’intersyndicale des entreprises concernées par les plans de licenciements (LU, Marks et Spencer, AOM...) a contribué au succès de la manifestation du 9 juin 2001 et a permis d’en consolider le caractère syndical.
3.4. Sur la question de la réduction du temps de travail, nous n’avons pas réussi à construire une mobilisation interprofessionnelle suffisante. Mais, dans beaucoup des conflits sectoriels qui se sont menés dans les entreprises ou les administrations, les syndicats de notre Union ont été et demeurent largement présents. S’appuyant sur les analyses et les prises de positions de l’Union syndicale G10 “ Solidaires ”, ils ont souvent été moteurs dans l’action pour une application la plus favorable possible pour les salarié-e-s, avec des créations d’emplois et sans flexibilité.
3.5. Cette consolidation de l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” est également manifeste dans les départements et les régions où de plus en plus souvent les militants locaux des syndicats et fédérations appartenant à notre Union débattent et agissent ensemble et commencent à peser collectivement dans les interventions syndicales ou sociales.
3.6. Le développement de l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” n’est, aujourd’hui, pas suffisant pour que nous impulsions seuls des mobilisations capables de modifier les rapports de force sociaux. D’ailleurs, le renforcement de l’Union ne peut être la seule réponse à la crise du syndicalisme et doit au contraire servir d’outil pour nous permettre de faire bouger l’ensemble du mouvement syndical et contribuer à créer une dynamique, ouverte aux mouvements sociaux, favorable à l’organisation d’un pôle syndical de lutte et de transformation dans les recompositions en cours.
4. Un projet syndical novateur
4.1. L’Union syndicale G10 “ Solidaires ” essaie de développer une stratégie et une pratique syndicale, au niveau professionnel comme au niveau interprofessionnel, permettant aux salarié-e-s de mieux faire le lien entre ce qu’ils vivent au quotidien dans leur entreprise ou leur administration, et une globalisation du capital en marche d’un bout à l’autre de la planète.
Pour organiser la résistance, l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” doit construire les outils interprofessionnels d’aujourd’hui. Le modèle de ce que sont devenues les confédérations actuelles ne nous convient pas ; c’est donc sur d’autres bases que nous travaillons à construire un outil syndical interprofessionnel.
L’organisation de la solidarité au sein de l’entreprise, du service, de l’atelier doit permettre l’unification de tous les salarié-e-s, au-delà des statuts sociaux, dans chaque secteur économique.
L’outil syndical local, indispensable à l’organisation des secteurs éclatés et précaires, est une nécessité. Les liens et les mobilisations avec d’autres mouvements sociaux (regroupant notamment des jeunes, des chômeurs des précaires et exclu-e-s), ainsi que les relations et les convergences que nous avons construites avec la Confédération paysanne, doivent nous permettre d’agir dés maintenant et d’inventer des formes d’organisation et de luttes permettant de rassembler tous ceux et celles qui subissent les dégâts du libéralisme. Les syndicats du G10-Solidaires concrétisent cette volonté par une évolution progressive de leurs statuts pour permettre la syndicalisation de tous les travailleurs de leur secteur (titulaires, contractuels ou sous-traitants).
4.2. Sans attendre d’avoir abouti dans la construction de cet outil syndical, et parce que la pratique est un élément qui fonde notre réflexion, nous agissons avec d’autres forces sociales. Ces rapports, qui respectent l’identité et la place spécifique de chacun, doivent aussi permettre d’impulser un certain nombre de mobilisations afin de construire un meilleur rapport de force pour imposer des contre-pouvoirs dans la société. C’est le sens de notre participation dans AC ! (Agir ensemble contre le chômage), les Marches Européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions, ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens), le Collectif national des droits des femmes, la CCCOMC (Coordination pour le contrôle citoyen de l’Organisation mondiale du commerce), aux travaux de la Fondation Copernic, et de RESSY (REcherches, Société et SYndicalisme).
4.3. Dans ce cadre, nous nous battons pour que les structures auxquelles nous participons représentent un véritable cadre unitaire qui permette de faire débattre et agir ensemble tous ceux qui refusent la logique du capitalisme et ses conséquences actuelles.
4.4. Au-delà de la recherche toujours nécessaire de l’unité ponctuelle dans l’action sur des sujets précis, l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” ne peut se satisfaire de l’état actuel du mouvement syndical marqué à la fois par la division et le poids des orientations social-libérales en son sein. L’Union syndicale G10 “ Solidaires ” n’est pas une fin en soi mais un moyen pour que le syndicalisme de contre-pouvoirs et de transformation sociale qu’elle défend devienne majoritaire parmi les salariés.
4.5. Cet objectif et le souci constant d’une unité des forces syndicales sur des valeurs partagées ont amené le conseil national de l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” à proposer la création d’un pôle syndical interprofessionnel pouvant regrouper toutes les forces qui refusent l’accompagnement du social-libéralisme. Son objectif est de créer des rencontres régulières, au niveau national comme local, pour l’action interprofessionnelle permettant d’être à l’initiative de propositions d’actions qui pèsent sur le champ syndical et sur la réalité sociale. De plus, il s’agit par des débats réguliers, organisés de façon la plus large possible entre tous les participant-e-s, de permettre de clarifier les enjeux du moment pour le syndicalisme et d’être ainsi en mesure de proposer des solutions alternatives à celles du patronat ou du gouvernement.
4.6. C’est pourquoi l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” a répondu positivement à l’invitation de la FSU pour le lancement d’un CLUI (Comité de liaison unitaire interprofessionnel). Des différences existent entre les deux propositions, celle de la FSU s’adresse, par principe, à l’ensemble des forces syndicales indépendamment des différences de positionnement, celle de l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” a pour objectif de constituer un pôle syndical se démarquant des forces syndicales se situant dans une logique d’accompagnement.
Même si les forces présentes, sont aujourd’hui limitées (Union syndicale G10 “ Solidaires ”, FSU, CGT-Finances), il s’agit maintenant de donner vie à cette démarche pour qu’elle puisse jouer le rôle que nous lui assignons sur le champ syndical. L’Union Syndicale G10 “ Solidaires ” estime que les avancées dans ce domaine doivent être le fait d’initiatives communes sur le terrain, de débats et de convergences dans la réflexion et dans l’action à tous les échelons, en prise à toutes les évolutions du mouvement social et non le résultat d’accords d’appareils. La question du pôle syndical reste cependant posée. L’Union syndicale G10 “ Solidaires ” est ouverte à d’autres possibilités d’initiatives unitaires.
4.7. C’est de la capacité de ce regroupement syndical à permettre les mobilisations et l’action convergente sur nos lieux d’intervention (les entreprises et services en particulier) qui en démontrera la pertinence et en fera un levier pour une évolution plus large du mouvement syndical (ce qui sous-entend un respect et une reconnaissance mutuelle). Seule une démarche volontariste permettra de vaincre les difficultés inhérentes à un tel projet qui bouscule les habitudes des uns et des autres dans l’ensemble du paysage syndical.
4.8. C’est pourquoi, fondamentalement, il convient de construire une forte visibilité politique de l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” et un renforcement de ses capacités d’intervention que ce soit sur le plan de l’analyse et des propositions alternatives ou de celui de l’action. Accroître le poids de l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” permettra de mieux peser sur les évolutions ultérieures. Renforcer l’Union syndicale G10 “ Solidaires ”, au niveau local et national, sur le plan politique et organisationnel est donc une nécessité absolue.
5. Intervenir sur le plan européen et au niveau mondial
5.1. Le développement de la construction européenne a fortement modifié le contexte dans lequel se déroule l’action syndicale. A cette échelle, s’organise aussi la "globalisation", avec les concentrations, les externalisations, le dumping social et fiscal ; les règles de droit qui servent de socle minimum sur le territoire métropolitain et dans les régions d’Outre Mer sont progressivement remplacées par des transpositions des décisions de l’Union européenne anticipant souvent les processus de libéralisation impulsés par l’OMC. La construction européenne a été fondée sur l’extension du champ de la concurrence. L’adoption du pacte de stabilité a entraîné une réduction des marges de manœuvre des Etats en matière de politique économique, l’ensemble servant de vecteur à la mondialisation libérale.
5.2. Cependant, l’Europe, par son poids dans l’économie mondiale et son caractère largement autocentré (plus de 80% des marchandises produites en Europe sont vendues en Europe) pourrait être un espace adapté pour résister à la mondialisation libérale et à l’emprise du capitalisme financier. L’Europe pourrait être un espace où se mènent des politiques économiques et sociales qui permettent d’en finir avec la précarité et le chômage et qui assurent à toutes les populations une progression de leur niveau de vie et le respect de leurs droits y compris dans les territoires d’Outre mer. Mais cela suppose une rupture radicale avec les orientations actuelles de la construction européenne
5.3. Cette conscience que l’Europe est devenue un cadre incontournable pour l’action syndicale nous a fait participer aux Marches européennes contre le chômage et au combat pour une véritable Charte des droits fondamentaux, au contenu radicalement différent de celle adoptée à Nice en décembre 2000.
5.4. Malgré des évolutions positives récentes, le mouvement syndical international n’est pas un outil de résistance à la hauteur de l’offensive libérale en cours d’un bout à l’autre de la planète. L’essentiel du syndicalisme européen se replie sur la CES (Confédération européenne des syndicats). Cette organisation se contente trop souvent d’un accompagnement idéologique et institutionnel de l’Union européenne, telle qu’elle se construit, et la CES se refuse à considérer que le capitalisme est un horizon dépassable. La volonté hégémonique de la CES lui a fait accepter en son sein l’intégration d’organisations plus contestataires, mais en leur imposant sa ligne syndicale. Cela explique la participation de la CES à des mobilisations lors des sommets européens de Porto ou de Nice, mais aussi des positions inscrites dans le syndicalisme d’accompagnement lors de ces manifestations. Dernièrement, son absence à Gênes s’inscrit dans cette logique et dans son refus de participer à un mouvement de contestation qui se renforce et se heurte à une pratique de criminalisation des manifestant-e-s de la part des gouvernements et des institutions internationales.
5.5. Afin de contribuer à l’émergence à l’échelle internationale d’un pôle syndical de lutte et de transformation sociale, l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” recherche là aussi une démarche unitaire. Maintenant, si la question d’une demande d’adhésion à la CES peut se poser, puisqu’elle est la seule structure syndicale à ce niveau, la réponse à cette étape est négative. Son acceptation du libéralisme et des décisions de l’Union européenne ne peuvent être acceptables.
Aussi, notre propre développement comme l’existence d’autres forces syndicales dans et hors la CES qui combattent pour une transformation sociale et se renforcent, peuvent et doivent peser sur l’évolution de la CES, afin de rendre possible à l’avenir, la construction d’une organisation syndicale pluraliste à l’échelle du continent.
Dans ce cadre, l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” doit débattre des moyens à mettre en œuvre pour impulser au niveau européen un saut qualitatif dans le regroupement, les convergences politiques, l’implication dans des mobilisations communes des forces qui, dans la CES et hors CES, refusent d’accompagner le social-libéralisme. Une rencontre large de l’ensemble de ces forces permettrait de franchir une étape vers la réalisation de cet objectif.
5.6. Les modifications actuelles du fonctionnement du capitalisme se sont traduites par une globalisation de l’activité des grands groupes, des marchés financiers et un poids accru des institutions internationales (Fonds monétaire international, Banque mondiale, Organisation mondiale du commerce). Cette mondialisation du capital, qui a des conséquences concrètes sur la vie quotidienne des travailleurs et des peuples, surdétermine les rapports de force qui peuvent être tissés au niveau national ou européen. La construction de rapports de force à l’échelle mondiale doit donc être partie intégrante de la stratégie d’action du mouvement syndical.
5.7. Dans ce cadre, la participation à la construction d’un mouvement international contre la mondialisation libérale est une des tâches de l’Union syndicale G10 “ Solidaires ”. Ce mouvement doit à la fois être le cadre unitaire permettant d’impulser des mobilisations mais doit aussi permettre la construction progressive d’alternatives crédibles. Le rythme de ces mobilisations, leur importance relative suivant les cibles qu’elles se fixent, implique que l’Union syndicale G10 “ Solidaires ” soit en capacité de discuter des priorités et de faire des choix afin que cette participation ne se réduise pas à la présence symbolique de quelques militant-e-s. Pour cela, il faut par ailleurs, afin de les amplifier, faire le lien entre ces mobilisations et ce que vivent concrètement les salariés dans les entreprises et les services Plus largement, elles doivent permettre une mobilisation des populations. Cela suppose que des discussions régulières aient lieu dans le Conseil national et dans les structures locales G10 “ Solidaires ” et qu’elles irriguent toutes les composantes de notre Union syndicale
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