Pour rappel : Le droit à l’emploi et au revenu est inscrit dans la constitution française ! Dans la déclaration universelle des droits de l’homme, il est précisé, à l’article 25 : « Toute personne a droit à la sécurité en cas de chômage et à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être, et ceux
de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le
logement, les soins médicaux et les services sociaux nécessaires... »
Nous sommes loin du compte !!!
* Malgré une médiatisation très discutable sur la forme et le sur le fond quant à la baisse des
chiffres, le chômage de masse persiste (même les politiques s’accordent officieusement sur le
chiffre de 5 millions de chômeurs).
* Plus de la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés et, pour ceux qui le sont, les durées
d’indemnisation sont de plus en plus courtes.
* La précarité devient la norme (1.700.000 personnes en CDD, 600.000 en intérim, 80% des
embauches en CDD avec une durée moyenne de 1 mois 1/2, le CNE toujours en place !!!).
* Aujourd’hui, la France reste l’un des pays parmi les plus riches et pourtant, elle compte 3,3
millions d’allocataires des minima sociaux (plus de 6 millions de personnes concernées avec
les ayant droits).
* Les moins de 25 ans, les stagiaires (800.000 stages proposés correspondant à 100.000 emplois
potentiels), sont exclus de tout système d’indemnisation.
Quelle réponse à cette situation plus que dégradée : des mesures pour plus de flexibilité, des contrats
aidés, des exonérations de cotisations patronales, bref, toujours les mêmeS recettes avec en plus un
contrôle social accru, un harcèlement par les services de l’emploi, la stigmatisation, la discrimination et
les radiations...
Il est urgent que le droit à un travail choisi, le droit à un revenu décent, soient des
thèmes prioritaires et centraux et que la justice sociale soit au coeur du débat public.
Nous jugeons indispensable de refonder la protection sociale et les droits des personnes
sans emploi, alternant emploi et chômage ou ne réussissant pas à vivre décemment de leur
travail (travailleurs pauvres, paysans, intermittents...).
Nous revendiquons une continuité des droits et du revenu qui garantissent à toutes et tous
quoi qu’il arrive (licenciement, fin de CDD, fin de mission intérim, démission...) le droit à
un revenu individuel décent avec pour référence le SMIC revalorisé et des droits sociaux
afférents (logement, santé, transports, formation, points retraite, progression de
carrière...).
Samedi 2 décembre 14h
Place de la République - Paris
A l’appel de AC ! APEIS et MNCP et de (premiers signataires) : Act’Up-Paris, Attac,
Cadac, CdSL, CEDETIM, Collectif National Droits des Femmes, Confédération
Paysanne, Coordination des Intermittents et Précaires, CNT, Droit Au Logement,
Droits devant !!, FSU, IPAM, Ligue des Droits de l’Homme, Marches Européennes,
Marches mondiales des Femmes, No-Vox, Réseau pour une Convergence des
Mouvements Sociaux, SNU-ANPE, Stop-Précarité, SUD-ANPE, Union Syndicale
SOLIDAIRES...
Cliquez :
pour télécharger l’Affiche
pour lire le communiqué des associations de chômeurs






